ELEKTRA

elektra-5La nouvelle mission d'Elektra consiste à retrouver Cape Crow, un célèbre tueur. Contrairement à ses habitudes, elle doit le ramener vivant... Une aventure qui s'annonce des plus périlleuses pour la redoutable ninja grecque.

Découvrez la nouvelle saga d'Elektra signée Haden Blackman (Batwoman) et Michael Del Mundo (Gardiens de la galaxie).

Derrière ce synopsis apparemment quelconque, je vais tacher de me focaliser sur son traitement. Faire rentrer une série d'Elektra (le plus célèbre assassin de la maison des idées) dans un cadre cohérent est une chose ardue: Franck Miller l'a, dès sa création, hissée dans les strates d’œuvres majeurs. La plupart des auteurs suivants s'y sont d'ailleurs cassé les dents. (jusqu'au point d’être ridicule, quand on essaye d'en faire une pin-up à forte poitrine)

elektra-4C'est juste de dire que l'histoire peut paraitre quelconque au vu de ce qu'il aurait été possible (attendu?) de faire avec un tel personnage, mais c'est réellement hyper rafraichissant de la voir évoluer comme un héros sortit de nulle part, s’insérant dans l'univers cohérent de Marvel (avec quelques autres, déjà aperçus, comme lady bullseye, long couteau ou  bullseye himself) mais on lui découvre également un quotidien apparemment bien rodé, avec un intermédiaire lui procurant des contrats ( c'est logique en même temps, les tueurs ne laissent pas de petite annonce sur le bon coin) et des nouveaux buts (Elektra étant un espèce d'absolu on se surprend à imaginer qu'elle pourrait penser à une retraite et du confort?) ; Loin du traitement quasi habituel (la main, les ninjas par hecto-tonne,

Des illustrations éblouissantes de mouvement.

Des illustrations éblouissantes de mouvement.

un ennemi qui a une revanche à prendre depuis l'école maternelle, etc...),Haden Blackman nous délivre 5 épisodes rythmés qui se lisent d'un trait, créant au passage des personnages charismatiques et emballants (notamment lèvres ensanglantées qui acquiert les aptitudes de ce qu’il mange, humains compris, que je vous laisse le soin de découvrir en détail), avec une narration originale et surprenante, des très bons textes (talent pressentit sur son travail précédant : Batwoman) , sublimés par des pages d'une beauté rare, presque poétique, (Michael Del Mundo est une réelle découverte!). Sans être l'album de l'année, j'ai passé un très bon moment avec ce premier tome, et j'attends avec une impatience non dissimulée le second... ( ça tombe bien je l'ai acheté hier, et il m’appelle du haut de son étagère)

C'est sans prétention au départ, et assez addictif au final. Banco!

Des couvertures belles à se damner.

Des couvertures belles à se damner.

[icon name="book" class="" unprefixed_class=""] 140 pages  | [icon name="calendar" class="" unprefixed_class=""] 2015 | Panini Now
Scénario7.1
Illustrations7.6
Ambiance7.3
Rythme7.6
Cohérence6.8
Top-Ten-O-Mêtre7.8
Bonne performance d'ensemble pour ce premier tome d'ELEKTRA, peu de créateurs auront soutenu la comparaison avec les illustres anciens que sont Franck Miller et Bill Sienkiewicz
Bande Son Conseillée: Sufjan Stevens / You are the blood / Dark was the night / 2009
7.4
Notes des lecteurs: (2 Notes)7.4

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