THE KILLING JOKE

batman-killingjoke-6Le Joker s'est à nouveau échappé de l’asile d'Arkham. Relancé dans sa course effréné au crime, c'est à travers le commissaire Gordon et sa fille Barbara qu'il cherchera à atteindre cette fois personnellement son frère ennemi, Batman.

Des les deux premières pages on pressent qu'on saute à pied joints dans un comics exceptionnel. Neufs cases de mêmes tailles qui narrent l'arrivée d'un Batman, mâchoire serrée, à l'asile ou est détenu son nemesis insufflent une ambiance pesante. La Narration cinématographique est ciselée, pas de dialogues, du mouvement parfaitement restitué, une ambiance qui donne déjà la chair de poule de par la perfection de son rythme, des couleurs à vous glacer le sang (retouchée pour la sortie de la réédition de l'album, collection URBAN COMICS, celles-ci étant plus en accord avec ce qu'avait imaginé l’illustrateur Brian BOLLAND) . Pfff, on pourrait déjà s’arrêter là, avec la note maximale ou presque... [icon name="thumbs-up" class="" unprefixed_class=""]

Un récit majeur dans la mythologie batmanienne

batman-killingjoke-7(...) Mais autant poursuivre le plaisir: Brian et Alan, nos deux papes des comics, nous livrent une histoire ou Batman est secondaire dans le récit, le Joker dont on nous narre ici une partie des origines (basées sur une histoire de Détective Comics de 1951) , et le commissaire Gordon sont les deux piliers du récit. Le premier, qui capitule et cède à la folie, montre en même temps une ancienne facette de lui, extrêmement émouvante. Le second, qui reste fidèle à ses convictions malgré l'horreur qu'il va vivre, en ressort avec une aura gigantesque. Il est ici au delà de la force de caractère de Batman. (The killing Joke et Batman Year One sont les deux récits qui installeront définitivement James Gordon comme un personnage emblématique dans l'univers du Dark Knight).

Si le récit parait intemporel il s'inscrit bel et bien dans la continuité de son héros, par les faits majeurs qui en découleront, il est en cela incontournable pour qui aime l'univers de Gotham.

Chaque lecture amène d'autres découvertes, d'autres plaisirs, des métaphores et des constructions narratives qui n'avaient pas été perçus dans les lectures précédentes...Certaines cases resteront imprimées définitivement sur votre rétine ( le joker sur son trône, Barbara Gordon ouvrant la porte au Joker qui lui fait face en souriant, le Joker plongé dans ses souvenirs qui tend sa main à une marionnette de clown à la foire, mais également lorsqu'il émerge de l'eau polluée par les produits chimiques, etc..). Il y a définitivement un avant et un après ce comics.

Une histoire simple, envoûtante, sombre et légère à la fois, qui restera une des meilleurs parutions de ces trente dernières années.
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[icon name="book" class="" unprefixed_class=""] 72 pages | [icon name="calendar" class="" unprefixed_class=""] 1988/2014 | collection URBAN/DC DELUXE
Scénario9.1
Illustrations8.9
Rythme9.3
Ambiance9.2
Cohérence8.8
Top-Ten-O-Mêtre9.6
Juste une perfection à essayer sans hésiter... A ressortir pour les grandes occasions en commençant par le humer longuement, puis mettre des gants blancs, se servir un verre de sauternes, et se se reprendre une bonne claque à sa relecture.
BANDE SON conseillée: Nine Inch Nails /Ghosts I-V/ 2008
9.2
Notes des lecteurs: (5 Notes)9.4

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