HELLBLAZER : HARD TIME

hard-time-3Les temps sont durs pour Constantine: Projeté dans l'univers carcéral hyper violent d'une prison fédérale de haute sécurité, son arrivée est de plus remarquée par quelques détenus qui ne lui laisseront pas de temps morts...

John Constantine est un drôle de gars pour qui le découvre: Tellement détaché des événements à certains moments avec un coté blanc bec anglais nihiliste qui alterne entre le trop sur de lui et le réellement surpris (où qui le feint très bien) , on ne sait pas très bien d’où il vient au début de cet album sortit de nulle part ( l'éditeur Toth a brusquement publié cet album à l'aune des années 2000 avec le numéro 146 de l'édition US, précisément du #146 au # 150 sans qu'on sache vraiment qui est le protagoniste du récit, mis à part les férus de versions originales), on ne sait pas non plus très bien pourquoi cet anglais est détenu dans une prison américaine difficile, mais on se rend bien compte qu'il est bien moins innocent qu'il le prétend en souriant jusqu'aux oreilles aux autres détenus.

hard-time-2Mais même en découvrant totalement le larron à ce moment sans savoir de quel bois il est fait, on ne peut qu'adorer ce récit: Parfaitement et habilement construit, totalement cynique, un rythme parfait, des situations qui vous hanterons longtemps et que vous redécouvrirez avec plaisir pendant de nombreuses lectures, des dessins de Richard Corben de retour en grâce après la période couleurs-flashy-via-ordinateur, non vraiment, tout est excellent dans Hard Time.

hard-time-4Comme l'ami Goakamol je reste distant de l'ambiance savonnette et coup tordus derrière les barreaux, mais ici l'ambiance est juste monumentale. (encore plus pour qui découvrirait Constantine, car vous n'avez pas la moindre idée de comment il fait ...) c'est une des forces du récit de Brian Azzarello: Ne pas livrer les secrets de son héros. On ne découvre qu'une subtile face de sa façon de procédé. quelques indices sans explications (ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus)... pas de grand final ou l'on découvre à la manière des fins d'épisodes de Scoubidou comment on est arrivé la... Non, rien que des suppositions (et encore, les vôtres!) ...et tellement de classe dans la manière de mener ses quatre épisodes... De quoi être bluffé.

Les dialogues sont ciselés, précis, et plein de poésie 🙂 , c'est imagé à souhait. Si ce n'est pas le meilleur run d'Hellblazer, Hard Time n'en reste pas moins un des meilleurs. Ruez vous dessus, le plus compliqué sera de le trouver. En français les quelques rares d'occasions sont vendus un bras. Armez-vous de patience, cette pépite vaut définitivement le coup!

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