GRAYSON

grayson-3Depuis le Règne du Mal du Syndicat du Crime (dans la série Forever Evil), Dick Grayson, dit Nightwing, se fait passer pour mort. Mais cet ex-Robin est recruté par son ancien mentor, Batman, pour une mission qui profitera de son « décès » : infiltrer l'agence d'espions enquêtant sur les surhumains Spyral, se plaisant à se décrire comme la cellule spécialiste de l'érosion mentale, du lavage de cerveau et de la diversion. Son credo : «la réalité est une imposture complexe»... Dans l'organisation il fera équipe avec la talentueuse et dangereuse Helena Bertinelli dit La Matrone, qui répondant à une convocation de M. Minos lui confiant la responsabilité de remplacer l'agent 25, mort en mission par un candidat de son choix, lui propose un certain Dick Grayson...

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Midnighter vs Grayson... une opposition de style.

Dick Grayson a toujours été un de mes personnages favoris: il est le Robin original qui aura su évoluer dans l'univers de DC jusqu'au point de changer définitivement de costume (de peau devrais-je dire) après son passage sous la plume et le crayon de Marv Wolfman et Georges Perez dans les années 80 dans la légendaire série Teens Titans, il est celui qui aura su s'émanciper (en partie) de son mentor au charisme si imposant, il est celui qui se permet de venir en conseil à la Bat-Family lorsque le besoin s'en fait sentir, aussi bien auprès de Bruce Wayne que de la cohorte de personnages secondaires. Il est celui, enfin, qu'on appelle pour revêtir temporairement la cape de BATMAN quand le monde croit Bruce Wayne décédé, et qu'il faut prendre le jeune Damian sous son aile. Dick Grayson est un lien entre le passé et le présent, la couleur et les ténèbres...

grayson-5Si j'ai acheté ce comics c'est en raison de ce personnage attachant et plein de convictions, car sincèrement, les histoires style thriller-espionnage-agents-secrets-et-tout le-toutim lié, très peu pour moi... Je ne suis pas fan de cette ambiance que je trouve parfois  redondante d'une série à l'autre... ça ne m'inspirai pas plus que cela... Au final après les 8 premiers épisodes (c'est un vrai pavé pour un premier tome!) j'étais sous le charme (comme quoi, l'instinct parfois...). C'est simple, je l'ai lu d'une traite, alors que je l'avais pris en main avec des pitits yeux et que j'étais sur le point de me faire une petite sieste. Les dessins de Mikel Janin (que j'avais bien aimé sur Justice League Dark ) sont impeccables, clairs, limpides mêmes, mais suffisamment dynamique et surtout collant parfaitement à l'ambiance (mieux que sur JLD). Le scénario (Tim Seeley et Tom King) est très agréable à suivre, lui aussi limpide, mais suffisamment complexe pour être intéressant, la narration varie d'un épisode à l'autre ce qui est agréable et surprenant, une vraie bonne leçon d'écriture... On sent que l'histoire avance, pas trop vite, mais pas trop lentement: il y a de la maîtrise et de la cohérence dans cet ensemble c'est indéniable. Midnighter en guest star, fait son apparition dans le rôle du trouble fête, et tout cela fait diablement plaisir! (surtout qu'il se rapproche du personnage original d'Autorithy, et non pas de cette pale copie mièvre depuis la refonte post New 52) Sans être démentiellement génial , ce petit album sortit de nulle part fait plaisir aux yeux et me donne diablement envie de lire la suite !

[icon name="book" class="" unprefixed_class=""] 232 pages | [icon name="calendar" class="" unprefixed_class=""] 2015 | URBAN Comics DC Renaissance

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