MAGNETO vs GALACTUS

Les lignes du casque de Galactus sont d’inspiration néo victorienne avec des matériaux, finitions, et visserie éventuelle puissantes et évocatrices de suprématie. Il y a des lignes verticales plus que la normale, donnant à ce casque une atmosphère verticale de grandeur toute stratosphérique. Des épaisseurs se détachent de l’ensemble et sont précisées par des cotes détaillées et organisées de façon lisible, imprimant un aura d’au-delà ou éventuellement un mode de téléchargement Wi-Fi non autorisé par la constitution française... Notez que les cotes intermédiaires sont toutes alignées à la suite et semblent montrer un certain engorgement du réseau. Cette information est complétée par une cote maximale. Les couleurs à dominante pourpre que seule la puissance cosmique peut évoquer, laissent imaginer une douceur mâtinée de bienveillance mis en opposition par cette destruction globale que Galactus  fait subir par son passage quasi biblique sur les différentes planètes dont il se nourrit, Il est amusant de voir que le ventilateur placé en poupe est à la fois parfaitement accordé aux modes vestimentaires actuelles mais extrêmement habilement placé en terme de réfrigération. Ne sommes-nous pas en face du heaume du dévoreur de mondes ? Différents appendices forment en outre des possibilités de raccordement fort astucieuses au tout-à-l’égout ou autre distributeur automatique de boisson sucrée et gazéifiée de toutes marques. Cette version automne/hiver fait fi des conventions en s’affranchissant des textures ronce de noyer arborées précédemment pour laisser place à une carrosserie finement policée. Le confort intérieur est assuré par un subtil mélange de velours côtelé et de flanelle dorée fort agréable à la peau.

Celui du maître du magnétisme est plus en simplicité, et évoque facilement une douce soirée de printemps dans un camp de concentration, ou un bon chili con carne mijoté avec une attention débordante d’amour. Cette relative expédition dans la réalisation laisse supposer que son possesseur aime les matériaux nobles et dignes comme le lin naturel. Les lignes courbes et diagonales ajoutent plus d'intérêt encore à la puissance évocatrice de dictateur surjoué. L’intérieur de ce heaume puissant et franc est fignolé jusqu’à l’extrême, grâce à une texture de tissu pouvant aller du nubby, lisse, soyeux au tweed. Notez le bon goût d’accorder le rouge vermillon à tendance matifié avec du gris béton lisse, qui ferait chavirer n’importe quel petit mutant asservi aux choix vestimentaires affirmés (les peaux de moutons et autres petits chichis de matières blanchâtres sont bien naturellement exclus). Le motif chevron et la robustesse du tweed sont déclinés dans une version confortable. La chenille en lin et viscose adoucit la surface et fait briller le tissu d'un éclat discret. La prédominance de l’emblème peut laisser entendre qu’il existerait une volonté de châtrer l’humanité entière pour son relatif mauvais goût d’exister mais sa couleur chamarrée peut aussi faire montre d’un esprit fort pratique en se substituant à son rôle premier et se muer en fourchette de secours en situations extrêmes. Une fort belle réalisation.

Lequel de ces deux chefs d’œuvres du design est le nec plus ultra pour la saison automne hiver 2016 ?

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