MACHINE MAN

machineman-4

BWS expert en électronique.

Machine man est un personnage crée par King Jack Kirby pour la mini-série 2001 : l'Odyssée de l'espace, puis obtenant sa propre série dans les années 80 pendant 19 épisodes sous la plume de Steve Dikto. Il est l'unique survivant (si j'ose dire) d'un programme militaire visant à obtenir des soldats cybernétiques. Tout le pitch de la série était centré autour de l'idée qu'il cherchait sa place parmi les humains, lui qui tendait le plus possible à ressembler à son père et créateur, le professeur Stack, allant jusqu'à se considérer comme son fils, évoluant parmi les humains dans un semblant de double vie en tant qu'employé de bureau, s'affublant d'un masque en latex et d'un nom : Aaron Stack.

La série limitée en quatre épisodes présentée dans ce Récit complet Marvel publié chez l'historique Lug éditions en 1986, scénarisé machineman-3par Tom DeFalco et illustré par le magnifique Barry Windsor Smith (Conan, l'Arme X, etc...) le propulsait dans un futur dystopique où, reconstitué par un surdoué en électronique après avoir été retrouvé en pièces détachées dans une décharge, il découvre peu à peu les changements intervenus pendant plus d'une vingtaine d'années d'absence.

Si le scénario est intéressant, mais sans plus (il n'est au pire pas un frein à la lecture), c'est par l'ambiance, le rythme de la narration et surtout par les dessins absolument sublimes et totalement hors normes de Windsor-Smith que ce récit se détache du lot. Quel choc visuel ! Son trait distingué et définitivement inclassable, m'avait laissé pantois (il ne faut pas oublier qu'à l'époque on en bouffait du trait insipide et normé !), personne mieux que lui ne savait illustrer ces ambiances de technologies déglinguées à la Blade Runner. Ce story arc est aussi accessoirement le contexte de machineman-2la création d'un personnage qui restera dans les annales des fans, puisque réapparu à plusieurs reprises depuis : le déroutant, dégoutant et toujours moustachu descendant de Tony Stark, Arno Stark, possesseur de l'ultime version de l'armure (version serial killer) et nommé fort étrangement IRON MAN 2020 (oui, c'est dans quatre ans, et non, toujours pas de scooters volants comme prévu par DeFalco) dont le combat final avec Machine Man m'avais rempli d’adrénaline pure. Une bonne madeleine de Proust à (re)découvrir avec l’œil plein de nostalgie.

[icon name="headphones" class="" unprefixed_class=""] Bande son conseillée : Arctic Monkeys / AM / Do i wanna now / 2013

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