ROCHE LIMIT

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Seul aspect positif : Les couvertures stylées.

"Notre destinée se trouve dans les étoiles, et je vais nous y conduire". 20 ans après cette promesse, le rêve d’exploration interstellaire du milliardaire Langford Skaargard s’est évanoui dans le cosmos. En dépit de toutes ses bonnes intentions, Roche Limit, la colonie qu’il a fondé à la lisière d’une mystérieuse source d’énergie, n’a pas vraiment évolué comme il le souhaitait… Elle est devenue une zone de non-droit incontrôlable, un creuset de criminalité où les habitants disparaissent régulièrement. Le jour où Bekkah Hudson est enlevée, sa sœur va tout faire pour la retrouver. Elle n’imagine pas qu’elle va alors plonger dans une odyssée révélant un futur sinistre pour l’humanité tout entière...

Ma dernière lecture autre que comics est un petit essai nommé "Conférence sur l'éthique" de Ludwig Wittgenstein, et bien ma foi c'est ardu, mais compréhensible comparé à cet album publié par Glénat Comics (la fameuse collection aux désormais célèbres douces couvertures et contenu à la qualité très variable) et produit par un duo pas loin d’être totalement inconnu : Michael MORECI au scénario et Vic MALHOTRA aux dessins, coupables à mes yeux autant l'un que l'autre de mon furieux mal de tête en cette fin de journée bien grise.

Saint Dafalgan, viens moi en aide...

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Trois mecs moches avec une auréole.

Bien loin de moi l'idée de vous résumer ce qui peut se passer dans cet album, et encore plus loin ce qui a pu se passer dans le crâne de leurs créateurs... Quand on passé le cap du très approximatif dessin de Malhotra (sorte d'apprenti triste de Francesco Francavilla), ce qui n'est pas chose aisée vu la laideur de certaines cases, on s'accroche comme on peut pour trouver un sens à cette histoire un peu grotesque d’enlèvement de filles dans une espèce de colonie spatiale qui vire au scénario tragi-comique d'un blockbuster à la Stallone dans un mélange grandiloquent qui se voudrait être à mi-chemin entre 2001 l'odyssée de l'espace et The tree of life mais qui  dans le meilleur des cas, ne s'approche que de très loin d'un Total Recall du pauvre. Le contenu concret se résume à une suite de scénettes plus ou moins compréhensibles à base de dialogues douteux entre l’interrogatoire testostéroné et le bluff pathétique. Après 6 épisodes, l'identité de certains personnages et leurs rôles dans l'histoire m'échappait toujours totalement, mais comme j'avais abandonné toute velléité de cohérence scénaristique en cours de route, je n'y prêtais plus guère attention. Mon troisième essai fut le bon : j'étais enfin arrivé au bout de l'album, sans autre émotion que la satisfaction d'en avoir enfin terminé avec cette torture. Ce qui est rude à accepter avec cet album, c'est que les dialogues paraissent plutôt bien écrit, alambiqués certes, mais pas si mauvais, mais l'absence de liant dans la globalité du récit rend son parcours d'un chiant absolu.

Bof, bof... Bof.

Le mot qui symbolise le mieux Roche Limit à mes yeux restera "Effraction", comme le vol dont j'ai fait l'expérience en regardant cette arnaque une fois terminé, comme si les auteurs avaient enjambé ma fenêtre pour pénétrer dans mon bureau, pris quinze euros dans ma poche et s'étaient enfuis, ne laissant en tout et pour tout que quelques éclats de rires puissants dans la nuit... Bon d'accord, j’exagère un tantinet, mais Glénat m'a tellement fait suer ces derniers temps que je l'ai un peu mauvaise.

Scénario3.8
Illustrations1.6
Rythme2.4
Ambiance4.7
Cohérence3
Top-Ten-O-Mêtre2.1
Pas possible. Pour avoir consenti à produire Roche Limit, les auteurs doivent n'avoir que du mépris pour la convention de Genève.
Bande son conseillée : Autechre / Amber / Foil / 1994 & Autechre / Incunabula / Basscadet / 1993
2.9
Notes des lecteurs: (2 Notes)3.6

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