FANTASTIC FOUR : 1234

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Une Jane plus sensuelle que jamais.

Les premiers personnages de l'univers Marvel doivent combattre de front Namor le prince des mers, l'homme taupe et Fatalis ! Une terrible bataille qui va confronter les héros à leur inconscient s'engage et révéler au grand jour des vérités depuis trop longtemps refoulées...

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Entre les mains de Jae Lee, Red est incroyablement flippant.

Suite de la semaine Rehab' des Quatre Fantastiques avec ce récit à la constante frontière de l'onirique, sorti tout droit du cerveau dérangé du légendaire et écossais Grant Morrison (Les Invisibles / Transmetropolitan / Marvel Boy / All-Star Superman) et du spectaculaire et soyeux Jae Lee (Inhumans / Before Watchmen : Ozymandias). Un récit lunaire en quatre parties (normal) où les dérives des protagonistes apparaissent au grand jour, notamment Jane, qui se laisse aller à son fantasme interdit favori, entre le rêve de princesses et l'encanaillement avec le mauvais garçon, Johnny bouillonne de frustration et Ben morfle méchamment... Red, lui, comme souvent, s'isole. Si le récit semble particulier c'est qu'il est empreint du style Morrison, à savoir des dialogues et des situations "hors normes", totalement en décalage avec la production moyenne des comics, ne dégageant qu'une sensation globale de malaise extrêmement addictive. Les productions de l'écossais sont les seules où l'on peut trouver un Namor minaudant, lancer certaines répliques cultes comme "L'amour n'est qu'un mot qui enjolive nos instincts primitifs" à une Jane confuse mais 1234-7réagissant de façon mature (Il y a ici comme une vieille réminiscence de son passage sur les X-Men avec les relations tordues Scott / Emma). Mention spéciale à Jae Lee qui comme à son accoutumée crée des visuels absolument uniques, contribuant encore plus à cette sensation froide et morne d'ultime aventure pour la First Family.

A classer quelque part entre un film de Jean-Luc Godard et une nouvelle de Philip K. Dick. Intriguant et rafraîchissant comme une brume matinale.

[icon name="headphones" class="" unprefixed_class=""] Bande son conseillée : Lewis Parker / Masquerades & silouhettes / 1998

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